
Pour sa prochaine exposition, le plasticien Fulvio Bressan est convié par la galerie Marsens à investir ses cimaises. Lors de cet accrochage, il présente le second volet de “Transition urbaine”, un travail conséquent initié en 2003, dont la première série à déjà été présentée à Johannesburg.
Si les recherches interrogeant les rapports éphémères qu’entretiennent le corps avec l’espace, ou la mémoire avec la matière, amènent l’artiste à privilégier les installations in situ, il opte ici pour le médium photographique.
S’appuyant sur l’intérêt qu’il éprouve pour l’architecture, Fulvio Bressan s’attarde sur différentes constructions ou échafaudages habillant l’habitat urbain lors de travaux de transformation ou de rénovation. Toujours identiques, ces structures hors contextes, béquilles ou sculptures éphémères, procèdent d’une même écriture et constituent une sorte de “langage universel” évoquant ce qui pourrait être qualifié d’exosquelette.
Ne voulant toutefois se limiter aux fruits récoltés lors de pérégrinations aléatoires qui tendraient à une démarche documentariste, le photographe transcende cette “typologie du bâti” en opérant un traitement numérique poussé. En intégrant dans ses images des fragments organiques, molécules, cellules, ou structures ADN, il apporte à son travail une dimension nouvelle.
La mise en relation de l’objet ayant pour but de protéger le corps avec la molécule ayant pour fonction de le créer appelle à interprétation. Si les antagonismes entre l’artificiel et l’organique semblent à priori nombreux, il n’en demeure pas moins que la confrontation entre l’intérieur et l’extérieur, entre le macro et le nano, interpelle la subjectivité.
Les images présentées sont tirées sur papier polyester de 60 x 42 cm ou 119 x 85 cm avec un laminage satiné, contrecollé sur PVC et protégées par un verre acrylique.
Fulvio Bressan, né à Morges en 1971, vit et travaille à Sierre. Diplômé de l’École cantonale d’art du Valais (ECAV), il a pratiqué l’enseignement des arts visuels et a collaboré avec différents projets ou associations culturels ; notamment avec le Forum d’Art Contemporain à Sierre (FAC), le Centre de réflexion sur l’image et ses contextes (CRIC), le Festival de la bande dessinée à Sierre, ou encore en Afrique du Sud. Il participe à de nombreuses expositions collectives et présente à la galerie Marsens sa sixième exposition personnelle.
“Transition urbaine” sera visible du vendredi 11 avril au samedi 15 juin, la galerie étant ouverte du mercredi au vendredi de 14 à 19 heures, le samedi de 14 à 17 heures, ou sur rendez-vous, au +41 79 223 95 26. Quant au vernissage de cette exposition, il aura lieu le vendredi 11 avril, dès 18 heures 30, en présence de l’artiste.
C. W. Marsens