
Le Cri de la Bat': Batucada composée d'une vingtaine de Cribaticiens mâles et femelles.
Le Cribaticien est un mammifère musicovore. Il vit en liberté sur les hauteurs du grand Lyon. Son poil est soyeux et bicolore, noir tacheté de blanc. Sa démarche est majestueuse, il arbore au sommet de son crâne une protubérance distincte, le différenciant de ses congénères.
C'est un prédateur, son appétit de samba batucada est grand. Il dévore, en moyenne, 972 kilo-octets de musique brésilienne par jour. Il se délecte de morceaux tendres issus des quartiers de la zone Nord de Rio de Janeiro.
Us et coutumes : Á l'appel de l'apito, au bord du Rhône, la meute se rassemble et s'organise en formation rythmique appelée 'bateria' au Brésil, ou plus communément 'batucada' en France.
Le Cribatitien n'est pas un sprinter. Par sa morphologie et sa prise au vent, sa vitesse de pointe n'excède pas 3,2 Km/h. Ce joueur de fond invétéré peut maintenir la cadence durant des heures, ses performances fluctuant en fonction du relief et des breuvages lapés sur son chemin. Il est taquin, joueur et se livre à d'interminables batucadas, sambas de enredo, samba reggae, samba-funk et maracatu.
Cette batucada délurée aime à gambader, la truffe au vent, à travers la foule costumée, rouler-bouler dans des fêtes de quartier, courir après Monsieur carnaval, son ami de jeu favori.
Les vendredis soir, elle s'adonne volontiers à un petit Pagode, rite initiatique musical arrosé de houblon fermenté selon une méthode ancestrale.
Le Cribaticien est doté de petits capteurs sensoriels cutanés ultra-sensibles lui permettant de s'adapter à tous types d'animations (Carnaval, évènements sportifs, soirées électro, boîtes de nuit, salons, expositions, comités d'entreprises...)
Migrateur depuis 8 ans, le Cri de la Bat' vole en formation serrée, de Lyon à Rio de Janeiro, aidé par les réacteurs des long-courriers brésiliens. Ces voyages successifs au Brésil ont pour but la reproduction, oui, la reproduction la plus fidèle possible des rythmes et des chants du carnaval de ses écoles de samba préférées.
De retour sur leur terre, batifolant, le poil ébouriffé chargé de soleil, les Cribaticiens partagent leurs trouvailles et propagent cette onde de sensualité, typiquement brésilienne.