
L’exposition proposée entend faire connaître les marais salants tels qu’ils vivent aujourd’hui. Pour ce faire, nous avons voulu montrer ce lieu singulier, autrement que par une esthétique de carte postale, et le décrire, autrement que par une interminable et aride accumulation de termes techniques et de noms d’outils.
Ni muséographique, ni technique, le point d’entrée, qui en est aussi le fil conducteur, est donné à la fois par les paludiers, ceux qui ont suffisamment aimé ce métier pour vouloir en faire le leur, et par les marais salants, les raisons que celui-ci donne d’être aimé. S’il est question de tradition — ce métier est resté essentiellement le même depuis plus d’un millénaire —, celle-ci se donne à voir pour ce qu’elle est, renouvelée et pour ainsi dire acclimatée au temps présent, c’est-à-dire vivante. Les paludiers sont d’aujourd’hui, les outils qu’ils emploient aussi.
Suivant la chronologie, il s’agit de suivre les paludiers le temps d’une saison, à commencer par le début, ce que l’on ne montre jamais ou peu souvent, les travaux de remise en état de printemps ; bien plus pénibles et supposés, à tort, moins esthétiques que la récolte de la saison d’été.