
Opérette en 1 acte - Livret Michel Carré et Léon BattuSur une musique de Jacques Offenbach
• Le mariage aux lanternes,
opéra-comique de Léon Battu, musique de Jacques Offenbach
La distribution
Mise en scène de Marine André,
Sur une musique de Jacques Offenbach
Joué actuellement par :
Marine André : Fanchette, soprano
Stéphanie Dezorthes : Denise, alto
Maïlis Dupont : Catherine, soprano
Alexandre Faitrouni : Guillot, ténor
Et Gérald Bazin au piano
Nous avons tous à faire des choix simples à tout moment,
dans notre vie, au quotidien, et pourtant …
Quel dilemme, nous compliquons tout !
Souvent la contrainte l’emporte sur l’Amour,
la violence sur la douceur …
et pourtant, chaque être-humain n’est-il pas fait pour choisir la Simplicité ?
C’est ce que vous fera découvrir « Le Mariage aux lanternes », opérette en un acte de Jacques Offenbach.
Un délicieux moment musical et vocal.
Un résumé
« L’oncle Mathurin a promis à son neveu Guillot un trésor !
Au son de l’angélus, après de multiples rebondissements, on découvrira qu’il s’agit en fait de sa cousine Denise, dont les fiançailles auront lieu…à la lueur des lanternes, au grand dam des accortes veuves Catherine et Fanchette ».
« L’amour est plus fort que tout
et a plus de valeur
que n’importe quel autre trésor»
est le message que nous transmet ici Offenbach.
Un mot sur la mise en scène
Une intention de Vraie Simplicité
Monter une pièce d’Offenbach en respectant ses traditions est difficile. Tout comme dans du Feydeau, le rythme est très important, les quiproquos doivent faire rire avec évidence, et, en plus, les interprètes doivent être à la fois bons comédiens et bons chanteurs. Ils ne doivent pas hésiter à en « faire des tonnes », l’opérette étant en général une satire d’un système social, politique et moral. C’est encore le cas dans la présente pièce, et même si elle est écrite pour son temps, plusieurs vérités qu’elle interroge et qui soulèvent des questions sont intemporelles.
Garder l’esprit d’Offenbach, c’est alors faire passer un message utile pour tous avec évidence. Ainsi, la ligne de conduite pour la mise en scène est ici la simplicité de bout en bout.
« Le mariage aux lanternes » traduit la touche si particulière d’Offenbach en jouant sur les couleurs dans le sens premier du terme, et en mettant en avant les sentiments ou caractères simples exprimés dans la pièce par les costumes, accessoires et le décor hauts en couleurs mais épurés et grâce à l’accompagnement live d’un unique piano.
Commentaires de spectateurs :
« Offenbach est un génie et ses œuvres sont vraiment passe-partout. Votre mise en scène, pleine de nouveautés, est tout simplement géniale.
La chanson à boire était très expressive et l'interprétation enivrante... Fanchette et Catherine forment un duo vraiment énergique et drôle.
Vous avez fait là un très beau spectacle et je vous en remercie. » Carole, chanteuse.
« Du pur bonheur et une très bonne mise-en-scène, plein de couleurs. Vous étiez tous convaincants dans vos rôles. Bravo! » Nancy, professeur.
Un mot sur le compositeur et l’oeuvre
Les opérettes sont souvent faites pour dénoncer et les thèmes abordés graves et profonds car le rire n’exclut pas toujours la profondeur.
Jacques Offenbach est un grand compositeur d’opérettes juif-allemand du XVIIIème siècle, qui a passé la majorité de sa vie en France. A l’époque, les compositions en un acte sont un genre très demandé et c’est en 1853 qu’il compose « Le Trésor à Mathurin», opérette à l’atmosphère légère mais tonique.Quelques années plus tard, il retravaille la partition pour lui faire prendre sa forme définitive, appelée « Le Mariage aux Lanternes ».
« Le Mariage aux lanternes » fait partie des fameux ouvrages idylliques et rustiques en « Un acte » d’Offenbach … : l’ironie y est présente, et on peut même y déceler une pointe de satire. Les rythmes folkloriques alternent avec des parties pastorales.
Pour les connaisseurs, vous trouverez dans le « Mariage aux lanternes » de nombreux genres :
- « la chanson à boire », air imitatif rustique, robuste, l’autre musique imitative de la pièce, dans la dispute des deux jeunes veuves, est au contraire très enlevée.
- L’ouverture, qui donne quant à elle à la pièce des allures de XVIIIème siècle…
- « Le quatuor de l’Angélus », morceau doux et comparable à ce que fit Mozart dans certaines de ses œuvres. Des tintements de cloches sont suggérés et l’évocation d’un paisible crépuscule d’été à la campagne devient très réaliste.
C’est sous cette forme que l’œuvre est créée aux Bouffes Parisiennes, le 10 octobre 1857. C’est un véritable et franc succès, plébiscité par une bonne partie de la critique, qualifiant notamment la pièce de « véritable petit bijoux musical en un acte ». Depuis, elle a été reprise par de petites troupes ou compagnies, et même par des chorales, mais il n’en existe aucun enregistrement officiel et il ne s’agit pas d’une des pièces connues de Jacques Offenbach.