
Assemblant divers objets au sein de cadres, je tente une "poésie associationelle"; suggérant des fragments du monde qui nous entoure, de sa représentation en perpétuelle mutation....
A partir d'un "cyclage" de matériaux usés et d'objets hors d'usage, abandonnés au bord du chemin, l'axe de ma démarche s'oriente sur l'éclatement de nos représentations de l'espace géographique et de nos rapports au temps, mus par l'emprise de la technique et des flux de toutes sortes.
Les objets trouvés que je sélectionne sont issus de mes parcours. Généralement ils gisent sur le bas côté, transparent au "regard de l'utile". Ils sont comme des fossiles du contemporain, des fantômes oubliés. J'éprouve un rapport viscéral avec leurs matériaux, leurs formes, inertes; en apparence.
La mémoire, le passage de notre perception du temps, les représentations disparates du monde tel que nous croyons le connaître dirigent la syntaxe de ce que j'explore aveuglement dans les coulisses de notre imaginaire.
De 1993 à 1996 Klima crée à Paris des bijoux, qu'il nomme "barock", parures associant bois, pierre, métal, os, corne, composants électronique…
En 1997, il s'installe à Montpellier. Ayant un besoin de créer sur de plus grands formats, il se lance dans la mosaïque, intégrant au début du métal aux faïence. Par la suite il s'en tiendra aux multiples types de terres cuites émaillées existantes.
Jusqu'en 2005, il produit des tableaux en mosaïque (dont certains sont visibles sur http://moz.klima.free.fr).
2006 se présente comme un virage. Progressivement, Klima remplace les terres cuites, et élargie sa palettes grâce à des matériaux divers : tuyauterie de cuivre, cartes informatiques, géographiques, aériennes, composants électroniques, papiers imprimés et divers objets du quotidien…
Chacun des matériaux qu'il utilise lui inspire des associations métaphoriques guidant la composition de ses tableaux comme un poème. Un tableaux démarre parfois d'une esquisse de petite taille, puis prend forme avec les matériaux qui viennent se greffer, au gré de l'inspiration. D'autres fois les matériaux s'imposent dans un ordre précis, au fur et à mesure de la progression du le tableau.
En créant, Klima s'interroge sur nos rapports au temps, à l'espace, aux informations, à nos représentations du monde.