
Ti piment 3 est l’édition d’un retour aux sources, d’un retour aux étapes essentielles de la vie. Naissance, passage à l’âge adulte, mariage… autant de rituels de passage que de transitions permettant d’appréhender et de construire notre vie dans une culture. Dans l’Océan Indien, ces étapes de la vie se déroulent souvent dans la danse et en musique, emmenant ainsi, grâce à la transe, le spect-acteur dans l’esprit rituel... dans le spirituel.
D’un ‘destin tracé’ projeté par Ahamada Hachimiya à un ‘destin dansé’ par les mariées de la Cie Tetra Danse ; de l’ambiance chaude de Tuléar avec Damily à la transe maloya aux couleurs malgaches de Lindigo ; de la fusion électro-acoustique des musiques du monde de Lo Griyo ou indiennes de Mukta ; d’un patrimoine antandroy purement traditionnel de Remanindry à un autre purement populaire de l’Ethiopie avec Etenesh Wassié ; des Mascareignes à l’Inde en passant par l’Afrique de l’Est, de discipline en discipline, de lieu en lieu, comme à chaque édition, Ti Piment invite au voyage.
Cette édition donne plus de présence à la programmation décentralisée tout en gardant l’événement central et festif du Parc Ste Marie les 7 et 8 juin.
La Galerie 9, en coproduction avec la Galerie Socles et Cimaises, accueillera la suite de l’exposition – laboratoire Le Passage de Christiane Jaillet, déjà mis en œuvre en mai 2007. Une ouverture officielle aux parfums de toiles décomposées et aux rythmes du temps lorrain le 6 juin.
La MJC Pichon alliera sa vocation ethnologique à notre vocation artistique du 9 au 12 juin pour offrir un espace de réflexion sur la question de la transmission des rituels dans un contexte culturel d’adoption. Trois jours axés sur les rituels de passage au travers de la place de la femme : excision et mariage vu par des réalisateurs cinématographiques et des associations.
Et enfin pour finir, 2 soirées à L’Autre Canal : le 13 juin pour la restitution des ateliers menés sur le thème ‘rituel et immigration’ autour de deux maîtres de cérémonie du slam : Ahamada Smis et Iraeverscible, et de chorégraphies de Valérie Berger ; le 14 juin avec une soirée de clôture exceptionnelle sur l’Ethiopie : conférence, projection, concert du Badume’s Band et du grand Mahmoud Ahmed, figure emblématique de l’âge d’or de la musique éthiopienne. S’en suivra pour conclure, un bon café azmari, one woman show éthiopien à l’humour caustique.
Et toujours : restauration, artisanat, librairie…
Bon festival !
Cécile Louis