
par Fabienne CROMMELYNCK, Dominique RONGVAUX et Luc VANDERMAELEN
mise en scène : Monique DORSEL
Le 28 octobre 1521, Érasme quitte Anderlecht pour se rendre à Bâle où l’appelle Jean Froben, l’un de ses plus fidèles éditeurs. Il n’y arrivera qu’une vingtaine de jours plus tard, après avoir fait étape dans l’atelier du peintre Quentin Metsys, à Anvers. Bien installés dans leur cinquantaine, c’est en conversant durant toute une soirée que les deux comparses fêteront leurs retrouvailles.
Au détour d’une réflexion de son ami, Érasme évoquera également le turbulent entretien qu’il eut, un jour, à Louvain, avec l’étrange Ulrika Strohmer. Ce sont ainsi deux conversations qui s’entrecroisent et se complètent intelligemment.
Plus qu’une pièce historique !
Dans Érasme et les abeilles, il est question d’abeilles, mais aussi, et surtout, de tant d’autres sujets qui demeurent d’une actualité brûlante : le siècle qui préoccupe Jacques Cels n’est pas celui d’Érasme, mais bien le nôtre, qu’il analyse avec les moyens de l’écrivain et du dramaturge : la fable, la métaphore, l’allégorie. Érasme et les abeilles s’inscrit dans une connaissance solide de l’œuvre et de la vie du grand humaniste, mais l’intention est plutôt de fournir, à partir de la pensée d’Érasme, les matériaux qui permettront à chacun de réfléchir aux grandes questions qui hantent notre époque : le pouvoir, le fanatisme, la religion, la guerre, l’enseignement, la liberté, l’Europe.