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Exposition en hommage à jean-pierre giacobazzi à ajaccio au lazaret ollandini

Jusqu'au Jeudi 07 Août 08
Corse-du-sud - Ajaccio
Lazaret Ollandini
(c) studio coMEDIA

L'association "A Festa Maiò" organise une exposition en hommage au peintre Jean-Pierre Giacobazzi, au Lazaret Ollandini, à Ajaccio du 7 juillet au 7 août 2008.

« Il faut, disait Giacobazzi, démystifier le rôle de l’artiste. Dans la mesure où le créateur est un homme comme les autres, il doit s’assumer dans sa vie de citoyen. Alors, pourquoi ne pas traduire sur la toile ses angoisses, ses joies, ses peines, ses colères, ses espérances ».
Son œuvre entière témoigne de cette profession de foi.
Il naît à Toulon, en 1941, d’une mère bretonne et d’un père hyérois, d’ascendance italienne. Soixante-six ans plus tard, c’est à Toulon qu’il disparaîtra.
Jusqu’à l’âge de vingt ans, il habite le village du Revest, proche de Toulon, et c’est là que se forge l’imaginaire d’un peintre à l’écoute des pulsations du monde, qui se nourrit des évènements du sud et traduit, par la couleur, sa volonté de réinventer la réalité. Plus tard, cette vision se nommera figuration narrative. Narratif, certes, il l’était, ce conteur né qui décryptait l’Amérique des immigrants, l’agonie des chantiers navals ou la solitude de Norma-Jean Baker, plus connue sous le nom de Marilyn Monroe.
A feuilleter cet album, qui lui a été consacré, et qui résume cinquante ans de peinture, autrement dit, cinquante ans de vie intense, on se dit que cet homme n’a jamais cessé d’observer, de témoigner, de nous restituer un monde où les hallucinations visuelles, qui peuplaient ses nuits et ses jours, sont devenues, pour nous, des repères débarrassés de leur actualité encombrante.
La phrase répétitive de Georges Perrec lui va bien : « Je me souviens »…
Cet effet miroir d’une mémoire qui refuse de s’effacer, c’est l’essentiel de la peinture de Giacobazzi. Une peinture qui est devenue – sur un standard de jazz – une sorte de chanson de geste de notre temps.»

Jérôme Camilly




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