
« Ici est sculpture, délivrant l'inédit de la souffrance, en dissolvant ce qui maintient l'illusion.
Ici, c'est le gouffre sous-jacent de la mutilation, sensation pure, rejetée jusqu'aux confins d'une perte de soi qui va se lover dans le noir cosmique.... »
… « De ses mains habiles, l'une tournée vers le passé, l'autre plongée dans le futur, il a su créer de véritables objets
" premiers" irradiés de sens et de beauté, de ceux que l'on aimerait avoir.
Nickó inscrit ses formes dans l'ordre du monde, les fait entrer en écho avec la mesure de la terre. L'artiste se fait
sémanticien dans une interface entre objectif et subjectif. Le subjectif est de la parole plus que du langage. L'œuvre d'art
ici subit une mutation ; elle n'est plus cet objet figé auquel on accorde un fétichisme, mais elle se situe plutôt dans son
identité, ouverte au dialogue pour que l'autre puisse s'exprimer et que l'ego se retire. Et, ce retrait est le principe même de la création dans la kabbale… »
LORSQUE LES MOTS (MAUX) DEVIENNENT OBJETS
par Jacques DUBOIS