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So kalmery

Suisse - Renens Vd (1020)
 

So Kalmery né en 1955 dans la région de Bukavu (à proximité du lac Kivu dans l’est de la RDC), est le représentant d’un style musical, le « Brakka ».
Tout à la fois une philosophie, un combat et une musique indissociable de la danse, le Brakka est, comme son nom l’indique (« Bra », le commencement, « Ka », l’infini, l’esprit), une musique qui puise sa source dans la tradition africaine tout en y intégrant les influences urbaines inhérentes à chaque époque. On dit parfois que le brakka serait l’ancêtre du rap. Comme le rap, elle est indissociable de la danse et se pratique sous forme de compétition, tout comme dans le hip-hop les danseurs, tournent sur leur tête et ce depuis des générations.

So commence sa carrière de musicien professionnel à l’âge de onze ans. À l’époque, il chante et joue dans les orchestres. Puis arrive un événement imprévu. Un chef d’orchestre le remarque et l’invite à venir jouer dans son groupe.
Partant soi-disant pour une journée, il se retrouve embarqué dans une tournée africaine. Pour lui, cet épisode sera une aubaine. La situation dans l’ex- Zaïre est difficile, la violence règne. Loin de son pays d’origine, il voyage, intègre différents groupes, travaille entre autres avec Koffi Olomidé ou Papa Wemba. Il rencontre des producteurs de EMI, lors d’une expédition au Kenya. Ceux-ci lui demandent d’enregistrer une maquette pour sortir sa première cassette. La maison de disque est emballée et la carrière de So Kalmery décolle. Depuis cette époque, ce compositeur, danseur et chanteur continue à jouer la musique de la rue. Adepte des échanges culturels, ce musicien ouvert navigue entre l’Europe et la Guadeloupe, métissant son brakka, à chaque fois qu’il le peut. Voyageur insatiable, à la recherche des racines et des valeurs de l’humanité, il part en Egypte pour puiser à l’une des sources de l’histoire africaine et lorsque Carlos Santana lui propose de venir remplacer son chanteur pour trois ans, il refuse poliment, préférant partir en Australie à la rencontre des Aborigènes. À son retour, il incorpore un didgeridoo aux instruments qu’il maîtrise tout comme il l’a fait avec le oud. Porteur d’une tradition, So Kalmery suit avant tout une trajectoire unique et profondément sincère.

Sa musique touche tout le monde, africains et occidentaux, ruraux et urbains, fans de musique africaine et amateurs de hip-hop…
Le Brakka nous enseigne un secret oublié. Il nous parle de ce que nous sommes.
Le Brakka est l’écho de notre passé, c’est le chant de notre mère la terre Afrique. Il transcende le corps et l’esprit dans une union sacrée appelée harmonie.