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Sarocchi, chants corses

France - Ile-de-france - Hauts-de-seine - Meudon (92190)
(c) SDM SONS DU MONDE

La démarche de Sarocchi a été dans un premier temps d’essayer de faire revivre des pièces musicales qui risquaient de sombrer dans l’oubli puis, dans un deuxième temps, de faire partager une musique traditionnelle corse souvent méconnue, aux aspects divers, qui ne sauraient se résumer uniquement à la polyphonie, en mettant en valeur son aspect universel et intemporel (certains diront archaïque) afin de recentrer le chant corse dans sa réalité. De toute évidence, cette recherche d’authenticité a généré chez Sarocchi un son original parfois étonnant de modernité.

Les instruments

La Cetera (ou Cetra), est un grand cistre à huit chœurs (seize cordes doubles) à fond plat. Les modèles retrouvés les plus anciens (XVIIIe) ont un frettage diatonique inégal, proche de la gamme corse chantée avec toujours une tierce naturelle typique. L’instrument, proche de l’archi-cistre, provient probablement de l’aire italique cependant, il semblerait qu’il se soit maintenu et ait été reproduit alors qu’il disparaissait ailleurs. Le violon et la cetera forment un couple emblématique d’instruments; on dit de personnes qui s’entendent bien : S’accordanu cum’è cetera è viulinu (Ils s’accordent comme le cistre et le violon.) Il y a eu une tradition de violoneux en Corse qui s’est maintenue et s’est transmise jusqu’à nos jours. Il semblerait que le violon ait détrôné un autre instrument à archet plus rudimentaire probablement proche de la Lira calabraise (vraisemblablement appelé Viola, terme générique que l’on retrouve souvent dans la poésie). On trouve dans le répertoire à danser du siècle dernier une forte influence occidentale avec quadrilles, polkas, mazurkas, valses, scuttiscie et cuntradenze (contredanses), mais aussi, dans le répertoire plus ancien, une influence orientale plus marquée comme dans les tarentelles et autres moresche (moresques, danses au bâton relatant les combats contre les Maures). Le violon est aussi utilisé en accompagnement du chant notamment dans les joutes poétiques improvisées (chjam’è rispondi) et les sérénades. C’est, de loin, l’instrument le plus présent dans les collectages et fonds musicaux.

Le répertoire

Le répertoire provient essentiellement de trois sources : d’abord de fonds musicaux enregistrés durant ces cinq dernières décennies, d’autre part de collectages personnels enregistrés ou simplement appris de bouche à oreille ; enfin d’une part de créations ou d’adaptations personnelles qui demeurent dans un esprit traditionnel. Ce répertoire inclut des polyphonies religieuses et profanes, des lamenti , des romances, des chants festifs et des airs de musique à danser.




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Contact

Site Internet : SAROCCHI, Chants Corses
Véronique DORIC